LIEU ET MISSIONS

FICHE D’IDENTITE

 

Créer de nouveaux équipements culturels est une des missions de la communauté d’agglomération Tour(s)plus.

Elle crée des équipements pour équilibrer l’offre culturelle sur l’ensemble de son territoire mais également pour donner aux pôles d’excellence de la culture tourangelle les moyens de se développer et de s’ouvrir au plus grand nombre. C’est dans cette perspective que Tour(s)plus a souhaité bâtir un nouveau théâtre pour abriter le Centre Dramatique Régional de Tours, sur le site de l’ancien cinéma Olympia.

 

DESCRIPTIF DU PROJET 

La situation du CDRT au théâtre Louis Jouvet ne lui permettait pas en effet de développer son projet artistique : pas de salle de répétition, seulement 243 places, cage de scène trop petite, pas de lieux d’accueil du public.

A ces problèmes, Tour(s)plus a souhaité apporter une réponse à la fois fonctionnelle et esthétique.

Après quelques mois de recherche, le site de l’ancien cinéma Olympia, rue de Lucé, à Tours, a été retenu. Il présente l’avantage de se situer en plein cœur de l’agglomération et à proximité immédiate d’autres structures culturelles importantes (Grand Théâtre, Musée des Beaux-arts).

 

Le bâtiment existant étant inadapté à son nouvel usage, il a fallu procéder à une démolition complète des ouvrages intérieurs, tout en conservant l’enveloppe conformément au règlement. De surcroît, il fallait prendre en compte la présence sur la parcelle, de vestiges romains à respecter. Le théâtre s’inscrit dans un volume simple à l’alignement sur la rue de Lucé, et son gabarit s’inscrit dans celui des immeubles voisins.

 

Le programme fixé accorde une part très importante à la partie publique qui doit être en contact direct avec l’espace urbain. Aussi le théâtre s’ouvre sur la rue par une grande façade vitrée derrière laquelle se déploient les volées croisées de l’escalier qui dessert tous les niveaux, depuis le hall à rez-de-chaussée jusqu’au foyer des artistes et à la terrasse supérieure. Depuis le parvis, on pénètre directement dans le foyer qui rassemble l’accueil, la billetterie et le bar.

La salle de théâtre de 466 places est légèrement dissymétrique afin d’exploiter au maximum la largeur de la parcelle ; la disposition cintrée des gradins assure un rapport scène salle optimal.

La scène (13,30m x 12,20 m) complétée d’une arrière-scène de 3,40m de profondeur, est équipée d’un gril (13,50 m de hauteur), de cintres, et de dessous de scène afin de pouvoir accueillir toutes formes de spectacles.

La salle de répétition placée au-dessus de la salle de théâtre, communique avec le foyer des artistes qui bénéficie d’une vue panoramique sur les toits de la ville.

Les loges, les locaux des techniciens ainsi que les bureaux de l’administration, sont disposés dans un volume en porte-à-faux sur la cour mitoyenne où est situé l’accès technique à l’arrière scène.

LE LABEL CENTRE DRAMATIQUE

 

Institutionnalisée aux lendemains de la Seconde Guerre, la décentralisation dramatique, incarnée par les centres dramatiques, connaît un véritable élan et concourent à la réalisation de son principal objectif : élargir l’accès à la création théâtrale pour tous les publics. Aujourd’hui, elle est un élément essentiel de la vitalité de la création et de l’accompagnement des artistes et continue de s’inscrire dans le double projet de ses pionniers : démocratisation et régionalisation de la création théâtrale.

 

Les centres dramatiques sont des outils majeurs et structurants pour la conception, la fabrication et la production des œuvres théâtrales, dans un esprit d’ouverture et de partage. Ce sont des lieux de référence nationale et régionale où peuvent se rencontrer et s’articuler toutes les dimensions du théâtre : la recherche, l’écriture, la création, la diffusion, la formation. Ils font vivre les œuvres du patrimoine, contribuent à la création d’un répertoire contemporain et participent à l’expérimentation de nouvelles formes scéniques. Ils sont des lieux privilégiés d’accès des publics au théâtre dans la diversité et l’actualité de ses esthétiques.

Ils constituent un creuset d’emplois pour les artistes, en favorisant la permanence de l’emploi artistique.

Les centres dramatiques sont des établissements où s’expriment des compétences professionnelles de référence sur l’ensemble de la filière métiers de la création, de la production des œuvres et de la mise en relation avec les publics.

 

À partir d’un projet pour lequel il aura été sélectionné par le ou la Ministre de la Culture en concertation avec les partenaires publics territoriaux, le directeur décline sa vision singulière du théâtre en une mission plus large de création, de programmation, d’association et de soutien d’autres artistes.

Il veille à trouver un équilibre entre textes du répertoire et œuvres d’auteurs vivants, à une diversité des formes artistiques et des formats de spectacles, à l’émergence de textes nouveaux et à assurer de manière régulière une aide à la création et à la diffusion de spectacles destinés au jeune public.

 

Le centre dramatique s’attache au principe de partage de l’outil par l’association d’artistes et par le soutien aux équipes artistiques, en particulier celles implantées en région. Il travaille au rayonnement et la diffusion des œuvres produites, notamment par l’activité de tournée des spectacles.

 

Le centre dramatique concourt à la diversification sociale et géographique des publics en développant toute forme d’action artistique permettant une sensibilisation de la population qui ne fréquente pas les lieux de spectacles et en proposant une politique tarifaire et d’information adaptée.

Il développe une politique d’éducation artistique, avec les établissements d’éducation et les acteurs artistiques et culturels et contribue à la formation et à l’insertion professionnelle des artistes notamment grâce au dispositif Jeune Théâtre en Région Centre-Val de Loire.

 

Le projet de Jacques Vincey

 

Je souhaite inscrire mon parcours d’artiste dans un projet plus large, qui s’enracine dans un territoire et s’envisage dans la durée.

 

Le Centre Dramatique de Tours doit être le centre d’une effervescence artistique et culturelle qui contribuera à l’élargissement de son public et confortera son rayonnement national.

 

Pour cela, je permettrai à une nouvelle génération de créateurs et de spectateurs de s’engouffrer dans cette fabrique de théâtre et de recomposer son identité. Je veillerai à entretenir et construire les passerelles entre créateurs et spectateurs dans le souci constant de les réunir dans une exigence commune.

Le CDRT doit être un lieu de partage et d’ouverture favorisant la circulation de points de vue, d’idées et d’émotions. Le métissage des générations et des esthétiques y sera revendiqué comme une composante du processus créatif et comme une source de réflexion féconde et joyeuse.

 

L’activité du CDRT sera marquée par les créations qui ponctueront chaque saison.

La programmation des spectacles accueillis se fera en écho à ces créations, avec la préoccupation de relier les différentes propositions par une architecture souterraine dans laquelle chaque spectateur pourra se frayer son chemin au gré de sa curiosité et de sa sensibilité.

 

Par l’audace de nos créations, l’éclectisme de la programmation et l’ouverture régulière à des formes conviviales et atypiques, nous veillerons à déplacer les attentes du public pour maintenir son intérêt en alerte.

 

Mon projet repose sur des valeurs d’ouverture, de partage, de polarisation des talents, de circulation des énergies et de mise en réseau des moyens.

Le CDRT sera une maison « habitée » par des artistes.

Il sera le cœur d’un foisonnement productif qui irriguera le territoire pour toucher de nouveaux publics.

Il imprimera son battement artistique et culturel à sa ville, son département, sa région.

Il s’imposera sur le territoire national comme un théâtre en phase avec le monde et son époque.

Qui fait quoi ? 

Maître d’ouvrage : Tour(s)plus, communauté d’agglomération - Utilisateur : Centre Dramatique Régional de Tours - Architectes : Finn Geipel et Nicolas Michelin (Paris) - conception : LABFAC - Exécution : Agence Nicolas Michelin - Chefs de projets : Michel Delplace - Aléjo Paillard - 1% culturel : Veit Stratmann